FEBIAC, la Fédération belge de l’Automobile et du Cycle, a fait réaliser une étude exhaustive pour une fiscalité automobile plus 'verte'. Les faiblesses du système fiscal actuellement appliqué aux voitures sont suffisamment nombreuses pour le revoir en profondeur et le mettre en ligne avec les objectifs environnementaux et les recommandations de la Commission européenne en la matière. Le secteur tend la main au monde politique afin que, dans les mois à venir, l’on y œuvre concrètement, comme prévu dans la note Leterme.
La fiscalité automobile peut être un instrument efficace pour rendre le parc automobile belge plus propre et plus sobre. Cette fiscalité 'verte' est nécessaire pour limiter les émissions de CO2 et ainsi rencontrer les objectifs de Kyoto, mais aussi pour réduire les émissions polluantes du trafic automobile, et ce, au-delà des frontières régionales. Dans le même temps, les propositions doivent tenir compte des préoccupations sociales, économiques et budgétaires auxquelles sont confrontés les citoyens, les entreprises et les autorités.
L’étude démontre e.a. que, grâce à une fiscalité automobile réfléchie, des réductions de CO2 de l’ordre de 11 à 17% peuvent être atteintes pour les voitures neuves, ce qui représente, sur le parc automobile, une diminution annuelle de 1 à 2%.
FEBIAC en appelle aux autorités fédérales et régionales pour organiser, le plus rapidement possible, une concertation visant à mettre en place une fiscalité automobile harmonisée, simple, efficiente et technologiquement neutre. La fédération dispose de toute une série de scénarios qui pourraient servir de base à la fiscalité automobile de demain.